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Quand la Garonne aura soif
C’est le titre d’un documentaire de Thierry Gentet qui a été présenté dans les cinéma de proximité de notre région à l’automne dernier. L’auteur nous invite à la réflexion sur le manque d’eau à venir et sur le tarissement prévisible de la Garonne dans les prochaines décennies.

http://garonne.mira.fr/#accueil

 

La Garonne est au plus bas depuis quelques jours.

Pour l’instant, ces deux ou trois jours de pluie n’ont pas changé grand-chose. Le débit du fleuve dépasse à peine  de 100 m3 seconde à Saint Macaire, soit 5 fois moins qu’en juin. Elle fleurte « avec les débits de crise » évalués par les « autorités » notamment en amont de Toulouse. Le SMEAG  (Syndicat Mixte d’Etude et d’Aménagement de la Garonne) a lancé un soutien du débit d’étiage de 12 m3 depuis le 30 juillet (avec de l’eau achetée en amont à EDF pour ses réserves hydroélectriques !!!).

Seulement voilà, on n’est pas sûr à ce jour que les réserves seront suffisantes pour tenir le coup jusqu’au début du mois octobre et le soutien vient d’être limité à 8 M3 depuis la semaine dernière pour être réduit à 4 M3 avant hier dès les premières gouttes. On a en effet très peur de manquer de réserves car 70% du stock a été utilisé !!

http://www.smeag.fr/bulletin-quotidien.html

 

 

Il faut savoir qu’un manque d’eau serait dramatique et pourrait  poser des problèmes en cascade tout aussi graves sinon plus que la disparition des aloses après les sècheresses de 2003 et 2005 . Toulouse par exemple est alimentée en eau potable par des prélèvements sur le fleuve, ne parlons pas de Golfech qui doit refroidir ses tours, du maïs qui jaunit, des poissons qui commencent à manquer d’oxygène.... et de la pollution qui risque de reprendre le dessus faute de dissolution suffisante.

 

 

L’eutrophisation... ça vous dit ?

Première alerte et pas des moindres, les (rares) pêcheurs de Garonne du Sud-Gironde sont obligés de plier leurs canes depuis une semaine. Des algues filamenteuses en grand nombre s’enroulent aux fils de pêche. Phénomène d’eutrophisation causé par les nitrates et l’azote qui viennent suralimenter le fleuve. Une pollution d’autant plus sensible que celui- ci ne trouve plus le débit suffisant pour se débarrasser de cette pollution et la dissoudre.

Plus en amont à Toulouse, c’est l’enfer depuis deux mois... http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/22/2389119-les-algues-vertes-proliferent-autour-des-berges-de-la-garonne.html

« Pas grave ! aucun danger » nous dit-on. Je vous renvoie cependant à une étude 2012 du bassin.

http://www.eau-adour-garonne.fr/fr/eau-et-activites-economiques/agriculture/les-risques-de-pollution-lies-a-l-agriculture/pollution-par-les-nitrates-et-le-phosphore.html

 

Voilà un véritable sujet de débat, une question de société, d’avenir, de survie... mais... silence sur les radios, journaux  et télés  où l’on préfère le dérisoire ballet des candidats aux primaires qui se bousculent au portillon !

 

 

QUE FAIRE ?

La question mérite d’être posée comme le fait le documentaire de Thierry Gentet : « Que Faire ? »

On peut bien sûr faire des prières pour qu’il pleuve... à ne pas négliger !! quelle que soit d’ailleurs son église !!! Si l’on n’est pas croyant, on peut simplement attendre qu’il pleuve, les mains dans les poches !!!

Mais on peut aussi commencer à penser autrement les choses.

N’est-il pas temps, par exemple,  d’explorer de nouvelles pistes, de prendre (très) au sérieux  le réchauffement climatique qui diminue le château d’eau pyrénéen fait de neige et de glaciers, n’est-il pas temps d’économiser l’eau qu’il s’agisse de l’industrie, de l’agriculture ou des ménages, de stocker l’eau en multipliant les retenues d’eau de pluie de préférence sous formes de  réserves de proximité, de conserver l’eau dans le sol notamment en développant par exemple  l’agroforesterie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agroforesterie.

 

 

Tenez, avez-vous remarqué sur les bords de Garonne ces maïs jaunis d’un côté de la route et les  sous-bois verdoyant de l’autre côté ?

 


N’est-il pas temps  de récupérer le maximum d’eau de pluie ou de ruissellement mais aussi d’économiser l’eau en ayant des sols vivants et d’encourager les cultures sans labour, de veiller au choix de productions (1kg de maïs nécessite 1 tonne d’eau, lequel maïs sert à faire du cochon... et 1 kg de cochon nécessite 12 à 15 tonnes d’eau),  de développer les productions de printemps (quand il pleut), de réfléchir à une irrigation ciblée en particulier par les techniques satellitaires  mais aussi économes (goutte à goutte systématique) et d’envisager pour l’avenir de développer la consommation de protéines végétales (sans abandonner brutalement et totalement l’entrecôte et le magret), de réfléchir à des services publics de l’eau autour d’une  l’hydro-électricité qui ferait de l’électricité l’hiver et du soutien d’étiage  l’été.

 

N’est-il pas temps à réfléchir à un service public de distribution de l’eau économe, éducatif et pédagogique qui encourage les économies et non la consommation comme aujourd’hui ?

 

 

N’est-il pas temps ?




Commentaire (1 )


Sax le 15 sept à 17:54
"sont obligés de plier leurs canes depuis une semaine"
Pauvres bêtes, elles n'ont pas mérité ça :-)

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messer jean pierre { Merci Michel pour cette belle explication, mon instinct d'écolo basique me permettait de... } - 28 jan, 10:13
Pierre AUGEY { Il faut vite le réguler comme espèce nuisible car il détruit nos frayères d'aloses ! } - 28 jan, 04:12
danilo { 2 belles "piéces"... } - 27 jan, 22:52

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